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Mathieu Clobert/ARMOR - Page 5

  • L'épouse

     

     Qu'y a t-il de plus beau que ses yeux noirs d'amour ?

    Quand elle chante les lacs où nous baignons nos larmes,

    Quand du haut des falaises le soleil glisse aux drames,

    As-tu peur de l'union des amants en plein jour ?

     

    Car si le monde s'effondre et que la pluie se lève,

    Que sur nous le vent tombe à la prochaine lune,

    Je serai ton étoile à la bonne fortune,

    Que dit-on de l'espace ? C'est là où je t'enlève.

     

    D'où te vient la beauté ? Est-ce un voile sur mes yeux ?

    Je ne peux l'oublier, elle doit être immortelle,

    Comme la rose qui fane à en venir plus belle,

    Qui s’égare loin des autres et grandit sous les cieux.

     

    En nos mains se rejoignent les plus ardents désirs,

    Des profondeurs se noient nos manières pétrifiées,

    Je ne partirai pas avant de t'enlacer,

    Comme on quitte une épouse qu'on n'a jamais quitté !

     

    M.Clobert

     

     

     

  • Le Bourreau

    Le bourreau et sa corde,

    Qu'on lui coupe les mains,

    Nous les traîtres de l'ordre,

    Bandits des grands chemins,

    Caressés par les drogues

    De la cime à la terre,

    Nous n'avons plus de codes,

    Au delà des frontières.

     

    Car si l'état existe,

    Le chaos se dessine

    Sur le corps des artistes

    Que la bête domine,

    Un jour tout tombera,

    Le bourreau sera mort

    Le bourreau c'est l'état

    Qui n'aura jamais tort

     

    Oh mais l’œuvre est en route,

    Du système se relève,

    Bien planqué dans la soute,

    Les plus brillants élèves

    Qui auront tout appris

    Des leçons de l'histoire,

    L'iris anéanti

    Mais les mots pour y voir.

     

    M.Clobert

     

     

  • Les postes funestes

    Que vais-je faire désormais ?

    Je suis las des travaux,

    Quand mon père me souhaitait

    Derrière un grand bureau,

    La nausée était forte,

    Comme la voix du voyou,

    « Plutôt mourir sans rien

    Que mourir avec tout ! »

     

    Mon patron m'a jeté

    Avant que je le traîne,

    Sous les yeux d'employés

    Qui refoulent leur haine,

    Mes ancêtres surgissent

    En criant : « Quelle honte ! »

    Si cet homme est un fils,

    Il n'est pas de ce monde.

     

    Et bien je vous salue !

    Pauvres ruines détraquées,

    La raison m'a perdue,

    Votre honneur est ruiné,

    Qu'il est bon de se dire

    Qu'on en devient la peste,

    Pour avoir voulu vivre

    Loin des postes funestes.

     

    M.Clobert